DOMAINE DE L’AGRICULTURE
PPSDR conduit le projet d’initiation à l’agriculture aux peuples pygmées à trois phases :
1. En première phase, après la sensibilisation, l’équipe de terrain procède à l’installation des germoirs centraux dans différents sites pygmées pour que tous les bénéficiaires comprennent au même moment le processus de germinations, les conditions nécessaires de la culture. Dans les germoirs centraux, les activités sont communautaires jusqu’à la distribution des plantules. A cette première Phase du projet, la culture se poursuit dans les différents jardins des pygmées petits soient-ils avec un suivi systématique des moniteurs agricoles. L’objectif de cette phase est d’apprendre individuellement les familles pygmées et s’assurer que tous les bénéficiaires ont compris les techniques agricoles.
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Initiation à l’installation des germoirs centraux dans les sites pygmées.
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L’équipe PPSDR enseignent les pygmées par leur exemple c’est pourquoi les pygmées adhèrent vite à leur initiative. Ici le Coordonnateur lui-même tiens la houe pour motiver ceux qui baisseraient leurs bras au travail. A côté de lui, c’est le chargé de la logistique plongé aussi dans le travail.

La mise en semence dans les plates-bandes.

Cette fois ci pour éviter que la sècheresse ou la pluie soit un facteur limitant pour nos germoirs, nous initiions des germoirs avec abri pour réduire la menace des rayons solaires ou des fortes pluies.
Dans le site de BWANGE ou NYAMAKINGA


Après avoir mis la semence, il faut maintenant construire l’abri du germoir pour sa protection.
Dans le site de KAMASHULI/KARANYWA BOZI


Pour suivre l’évolution du germoir il faut passer dans les terrasses entres les plates-bandes.

Le travail est le même dans tous les sites.
Dans le site de KABONEKE


![]() | Dans tous les sites, les pygmées sont mobilisés pour installer leurs germoirs sans être poussés. Ce qui nous rassure de leur intérêt dans le projet d’agriculture pour la sécurité alimentaire des ménages autochtones. |
Dans le site pygmées de MUGOTEE


Avant de mettre la semence l’acteur doit se rassurer qu’il a tracé les sillons sur des plates-bandes pour permettre aux plantules de pousser nos seulement en ordre mais aussi de permettre le sarclage des plates-bandes.
Dans le site de BWANDO


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Jeunes et vieux pygmées de BWANDO sont très actifs pour le projet d’agriculture car disent-ils, ce projet permet de lutter contre la malnutrition dans leurs ménages autochtones.
Dans le site de KISIZA

Dans le site de KARHAMA BIRINDI



Germoirs central d’ognons rouges.

Il s’agit là d’un Jardin familial à la première phase. Comme les pygmées n’ont pas assez d’espace pour cultiver, ils sont obligés de mélanger plusieurs cultures sur un même terrain.

Grace à cette phase initiative, cette maman profite d’initier ses enfants à la culture et nous constatons que le jardin est bon et propre.

Jardin sans engrais chimique ni usage des pesticides. C’est un résultat Bio.

Les résultats d’Ognon rouge réalisé par les pygmées grâce aux initiatives de PPSDR. Après l’appréciation des résultats de cette phase dans chaque jardin, Cette étape se fait pour chaque culture.
![]() | Avec ce projet d’initiation des pygmées à l’agriculture, le taux de vol imputé aux pygmées dans les champs des non pygmées dans le milieu d’intervention commence à diminuer car la plupart des pygmées se donnent maintenant à l’agriculture avec l’effort de PPSDR/OND. Dans le cadre de la sécurité alimentaire, ce projet a contribué à disponibiliser des aliments dans les ménages pygmées. a) Sur le plan économique, les pygmées sont à mesure de se rendre sur le marché et acheter des vivres de leur choix à partir des recettes obtenues à la vente de leurs produits agricoles même si le pouvoir d’achat est encore faible. Nous signalons dans cette page que, nous insistons aux pygmées de ne pas ventre tous leurs produits de récolte car l’objectif n’est pas seulement économique mais surtout social. |

Le projet agricole initié aux peuples pygmées s’inscrit dans le cadre de cultures mare-chaires car l’objectif est d’assurer la sécurité alimentaire des ménages.

Les pygmées sont capables de faire tous s’ils sont bien encadrés. La tomate, une culture si exigeante est aujourd’hui maitrisée par les pygmées. Le grand problème rencontré dans cette première phase est ce lui de la petitesse ou la quasi inexistence des jardins dans toutes les familles pygmées, induisant la faible production en phase I.
2. La deuxième phase du projet agricole avec les pygmées intervient après l’évaluation de la phase I. Elle consiste à élargir plus la vision sur le taux de production. Ainsi, cette deuxième phase conduit les cultures dans les champs communautaires avec implication de tous les habitants du site. L’objectif de cette phase est de faire comprendre aux pygmées que, plus le champ est large, plus la production sera élevée. La difficulté que rencontre PPSDR à cette deuxième phase est ce lui de payer et renouveler la garantie locative des champs communautaires pour chaque sites encadrés. C’est un obstacle majeur pour PPSDR jusqu’à ce moment où il n’y a aucun financement gagner de l’extérieur si c’est n’est pas seulement avec des petits fonds de cotisation des différents membres et volontaires.

Le champ communautaire avec des travaux communautaires en deuxième phase.

Les travaux s’effectuent en équipe dans chaque site.

Les travaux en équipe stimulent l’implication communautaire. Ici, au lieu des jardins familiaux, le projet poursuit les activités dans des champs plus vaste que les jardins avec espoir de beaucoup produire car la main d’œuvre est aussi grande.

La vision devient large à cette 2ème phase.


Cette image était prise dans l’un des champs communautaires des pygmées situé dans le site montagneux de KAMASHULI de l’île d’Idjwi à la récolte. Quelques pygmées du site parmi eux le chef de site Mr Bien venu en Tricot rouge et l’encadreur pygmée de PPSDR Mr BAHIDIKA BALEKE en chapeau sont entrain de superviser les activités de récolte dans le site..

L’encadreur MATERANYA en supervision dans un champ de tomate fait par les pygmées

Ici c’est l’image de tomates dans un champ des pygmées situé dans l’ancienne forêt de NYAMUSISI Idjwi Sud.

Echantillon de Jardin d’aubergine blanc fait par les pygmées à Idjwi sud.

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D’une manière générale, la première initiative de la culture d’aubergine blanc avec les pygmées a connu des problèmes depuis les germoirs centraux. Dans plusieurs sites, le taux de germination était très faible. Mais notons que, pour quelques plantules ayant résistées dans différents sites se sont adaptés au sol d’Idjwi et à la fin du mois de Février on peut assister à la première récolte. Après évaluation de cette deuxième phase qui vise l’amélioration du rendement agricole, la troisième phase se fixe l’idée de la pérennisation des activités.
3. En troisième phase du projet, les activités se poursuivent en mutuelle agricole dans chaque site et intègre trois volets : l’intégration sociale, la pérennisation des activités et l’épanouissement des peuples pygmées. Contrairement aux autres phases précédentes, à cette étapes, PPSDR demande aux pygmées d’associer leurs amis non pygmées dans les équipes de travail avec l’objectif que ces derniers puissent renforcer ou encourager les pygmées si une fois ils semblent se fatiguer. Mais aussi, le fait d’intégrer dans leurs équipes d’autres personnes non pygmées, ceci constitue une voie vers l’intégration sociale et l’épanouissement des pygmées sur le plan social et économique. Pour l’île d’Ijdwi, le projet est déjà à cette troisième phase mais c’est le manque des champs qui handicape et perturbe le cycle du projet d’après la politique de PPSDR. Pour bien pérenniser les activités à cette dernière phase, PPSDR sollicites des Fonds auprès des bailleurs intéressés pour acheter des champs aux pygmées afin que les activités aillent sans obstacles.


Dans l’activité de distribution des semences améliorées de Choux, aubergine,Ognons rouge et tomate aux différents responsables des sites. Grâce à la collaboration avec AHD asbl, PPSDR pouvait obtenir quelques semences de la FAO l’année 2017.

Germoir chou avec semence de la FAO obtenu grâce à la collaboration avec AHD asbl de Goma

Champ communautaire fait par les pygmées sous l’initiative de PPSDR

Parler de mutuelle agricole signifie que, l’équipe doit faire à tour de rôle des travaux dans les champs de chaque membre avec petit ristourne remis au gèrent du groupe. Cette ristourne constitue l’économie du groupe pour achat des semences et assurer des assistances sociale mutuelles.


Grâce aux mutuelles agricoles, la production est la même dans les champs des champs des Bantous comme dans les champs des pygmées.