DOMAIME DE LA SANTE
Depuis plusieurs années, du fait de la précarité des conditions de vie des peuples pygmées, une grande partie de la population pygmées n’ont pas accès aux soins de santé de qualité. Cette couche de la population croupie encore dans la misère et pour se faire soigner elle utilise en grande partie des médicaments traditionnels pour guérir les maladies même si la politique sanitaire du pays reconnait l’utilisation des services de santé comme une priorité nationale. Jusqu’à l’heure actuelle, la santé sexuelle et reproductive (l’accouchement et la planification familiale) chez les pygmées demeure un sérieux problème. Les accouchements se déroulent encore à domicile assistés par des accoucheuses traditionnelles usant des techniques empiriques mettant à danger non seulement la vie de la femme pygmée mais aussi de son enfant. En dépit de la vie misérable que mènent les pygmées, la planification familiale est un sujet mal connu et mal interprété par les couples pygmées, d’où, la nécessité d’en enseigner et renforcer la sensibilisation. La prévention de la mortalité maternelle et infantile dans ce groupe spécifique semble être un problème accessoire dans les interventions de la santé publique ce qui serait plutôt une priorité départ leur degré de vulnérabilité. Dans le but de promouvoir la santé maternelle et infantile de peuples pygmées, PPSDR vient de lancer des activités de sensibilisation et encadrement des accoucheuses traditionnelles pygmées pour favoriser les femmes pygmées enceintes de fréquenter la consultation prénatale et le service de maternité afin de favoriser les accouchements assistés même si plusieurs barrières empêchent encore les pygmées d’accéder aux services de santé. Il s’agit de :
1 Obstacles socio- culturels ;
2 Obstacles économiques et
3 Obstacles géographiques.

Les accoucheuses traditionnelles et les couples pygmées devant la salle pour une formation sur la prévention de la mortalité maternelle et planification familiale.

L’activité est moderé par Mr Hénoc, le Coordonnateur de PPSDR avec la facilitation de deux collaborateurs : Dr Papy Coordonnateur de L’ONG locale PHSet Mr Jacques de PHS.


Les participants sont 49 matrones pygmées et 35 couples pygmées plus 11 filles en âge de procréer, ce qui fait au total, 130 participants moins les organisateurs.
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Les pygmées sont d’accord et bien sensibilisés de fréquenter les services de santé ; mais ce qui constitue l’obstacle c’est le manque des moyens financier pour payer la facture de l’hôpital.
SENSIBILISATION DES ACCOUCHEUSES TRADITIONNELLES PYGMEES.
Exposé du premier Orateur : Clovis NYAMURARA, professionnel de santé publique, cadre de l’Antenne PPSDR/IDJWI.

Après exposé du premier thème présenté par Clovis NYAMURARA, sur les dangers des accouchements à domiciles chez l’enfant et chez la mère, le rôle de l’accoucheuse traditionnelle pygmée dans la promotion de la santé maternelle ; l’Orateur a cherché à découvrir les techniques que l’accoucheuse traditionnelle pygmée utilise pour aider les autres à accoucher afin de nous permettre de bien convaincre et décourager les matrones pygmées de diriger les accouchements à domicile mais plutôt d’orienter les cas vers les structures de santé les plus proches. Pour bien comprendre ce que les sages-femmes pygmées font pour diriger les accouchements à domicile, l’Orateur a tourné le micro aux matrones d’expliquer au public ce qu’elles font réellement. Micro tourné aux matrones pour expliquer ce qu’elles font pour diriger les accouchements dans la tradition pygmée.

Explication des techniques d’accouchement traditionnelle par les matrones pygmées.


Les matrones pygmée expliquent que, pour diriger un accouchement dans la tradition pygmée il faut quatre sages-femmes chacune avec son rôle spécifique :
Une sage-femme se tiens assise ou en genoux sur la poitrine de la gestante pour l’aider à pousser,(cette gestante doit être exclusivement en position couchée) ;
Deux autres se tiennent sur les deux côtés pour tenir les jambes ;
Une autre se tient devant la voie basse pour surveiller l’expulsion du bébé. Cette dernière surveille la présentation :
siège ou céphalique peu importe. Après la présentation, la matrone vise surtout pour la présentation céphalique, de tenir l’épaule du bébé car selon elles, le problème est de faire passer l’épaule ; c’est pour quoi, lorsque la matrone tient l’épaule du bébé dans la voie basse elle le tourne pour faciliter sa sortie. Après expulsion, le Cordeau ombilical est sectionné à l’aide d’un morceau de bambou ou de roseau.
Cas spécifique d’après les matrones pygmées:
Lorsque les matrones constatent une rupture de contraction, elles ont une pommade traditionnellequ’elles Oignent sur le ventre de la gestante pour stimuler les contractions ; En cas de gros bébé, la matrone songe à deux choses :
1. Lubrifier la voie basse avec une huile traditionnelle pour renforcer l’élasticité de la cavité vaginale et permettre la sortie de l’enfant dans le glissement de cette huile ;
2. En outre, la matrone peut songer à l’épisiotomie dans le cas où cette première technique vient d’échouer. Cette épisiotomie ce fait à l’aide d’une lame de rasoir. mais dommage, les soins à cette plaie constituent un sérieux problème. La matrone ne va jamais suturer mais va soumettre l’accouchée à un bais traditionnelle qui peut ou ne pas rétablir les membranes comme souligne les matrones,
Lors que le bébé sort très fatigué : pour tester l’APGAR, la matrone utilise un morceau de métal ou d’une tôle qu’elle tape doucement sur le bébé pour le stimuler. dans le cas contraire, la matrone verse un peu d’eau sur ce bébé pour qu’il sur-sotte.
Dans les propos avancés par les matrones pygmées sur les techniques d’accouchement traditionnelles dirigés à domicile, elles soulignent que c’est par la force divine que la femme pygmée accouche car elles ne fournissent pas beaucoup d’intelligence pour aider les gestantes à accoucher leurs bébés. Elles signalent que, plusieurs enfants meurent dans le premier mois qui suit l’accouchement, ce que nous avons qualifiés, décès néonatal. Pour les accouchées, certaines femmes meurent après accouchement par hémorragie, ce que nous qualifions décès maternelle et d’autres présentent jusqu’aujourd’hui, des Fistule Ano-Génitale et Prolapsus utérin par mauvaise prise en charge des accouchées. Malheureusement ces cas ne sont nulle part notifiés car cette cible est presque oubliée sur la chaine des priorités dans les interventions en santé publique.


La matrone pygmée montre des morceaux de roseau qu’elles utilisent pour sectionner le cordon ombilical. Elle remet un morceau à l’orateur pour son appréciation. L’Orateur, a profité de montrer aux matrones et aux couples pygmées présents dans la salle que c’est cette pratique qui entrainent des tétanos chez leurs enfants causant ainsi une surmortalité infantile. Les pygmées, persuadés de la sensibilisation, ont émis leurs avis vis-à-vis de la responsabilité des factures de soins qui sont des propositions adressées aux partenaires. Ils proposent que : 1. Que les partenaires aident les pygmées à les affilier à la Mutuelle de santé pour les favoriser d’accoucher devant un personnel qualifié sans crainte de la facture; 2. Sur 100% de la facture de la maternité et autres soins soient divisé à trois et responsabiliser seulement un tiers au pygmée ; 3. Sur 100% de la facture de la maternité et autres soins soient divisé par deux et responsabiliser 50% au pygmée ; 4. Enfin, les pygmées proposent qu’ils peuvent s’efforcer de trouver 5$ même si la facture peut être au-delà car, disent-ils, le degré de leur vulnérabilité ne le permet pas de d’honorer à la facture de l’hôpital mais reconnaissent qu’ils doivent payer quelque chose selon leur capacité. FORMATION DES COUPLES PYGMEES SUR LA PLANIFICATION FAMILIALEET PREVENTION DE LA MORTALITE MATERNELLE. Avec l’Orateur : Jean Baptiste BAHOZE KALEGAMIRE, professionnel de santé publique et Point Focal PPSDR Antenne d’IDJWI.

Dans son exposé, l’Orateur a montré aux participants pygmées les conséquences des naissances indésirables dans les foyers. Avec l’énoncé de la règle de 4trop, les couples pygmées sont d’accord que le non-respect de la planification familiale est à l’origine de plusieurs problèmes que rencontres les enfants dans les ménages pygmées et surtout qu’il s’agit d’un groupe très vulnérable sans pouvoir économique sur les besoin des enfants. Le thème principal du deuxième orateur centré sur les dangers de 4TROP (Grossesse Trop précoces, Grossesse trop rapprochées, Grossesse trop nombreuses et grossesse trop retardées), le but était pour l’Orateur de permettre à chaque couple pygmées de se situer face au danger et le reste pourra suivre avec l’intensification des séances formative. Pour prouver l’assimilation de la matière, les participants pygmées ont montré une femme qui a accouché à moins de 14ans c’est-à-dire Grossesse Trop précoces, et qui était aussi dans la salle.

Là, il s’agit d’une mère avec son enfant. Cette femme n’a pas encore réalisé 14ans jusqu’à ce moment (2017) comme vous pouvez le constater. Elle est tombée enceinte à l’âge de 13 ans. Mais par chance elle a accouché eutocique ment devant les matrones pygmées. Un autre facteur de risque rencontré chez les pygmées est celui des mariages précoce qui ne sont que des unions libres pour la plupart. Cette femme est dans un foyer.

Le Modérateur a passé le micro à cette très jeune femme de témoigner son âge et son statut matrimonial. Après ce témoigne, le modérateur a profité de rappeler au public l’âge requis pour le mariage selon la constitution congolaise qui recommande ce dernier à l’âge de 18ans, tout en les décourageant aux mariages précoces vu les dangers.

Le thème de la planification familiale n’a pas seulement intéressé les femmes pygmées. Les époux sont aussi curieux de mieux comprendre ce qu’on pourrait faire pour avoir des enfants désirés et comment espacer les naissances. La principale curiosité des époux pygmées est de savoir s’il existe des intrants qu’ils peuvent aussi utiliser aussi pour empêcher la fécondation.
LA POLITIQUE DE PPSDR POUR LA REUSSITE DU PROGRAMME DE SANTE SEXUELLE ET REPRODUCTIVE CHEZ LES PYGMEES.
Les stratégies qui peuvent favoriser l’utilisation des services de santé non seulement pour les cas de la santé sexuelle et reproductive sont : Tout d’abord, la Zone de santé doit impliquer les pygmées dans les activités des Aires de santé par la formation des RECO pygmées parmi, lesquels des accoucheuses traditionnelles et d’autres volontaires. Mais alors, le choix des RECO doit d’abord être volontaire et en suite voté par la population de son site pygmées et non par la population de l’aire de santé en général pour éviter la discrimination. Le nombre de RECO pygmées à former doit varier selon le nombre des ménages par site en respectant l’indice 15ménages pour un RECO. Le rôle de cette accoucheuse RECO devient d’orienter les cas à l’hôpital que de diriger les accouchements à domicile et d’autres deviennent automatiquement membres du CODESA. L’autre rôle des RECO pygmées est de constituer des points focaux des FOSA dans leurs sites respectifs ; Pour des activités préventives et promotionnelles, les Centres de santé qui hébergent des pygmées dans leur Aires de santé doivent dans la mesure du possible décentraliser les services par création des sites avancés dans les sites pygmées comme pour la vaccination jusqu’à ce qu’ils arrivent à suivre eux même les services dans les formations sanitaires des aires de santé où ils vivent. La Zone de santé doit connaitre la cartographie sanitaire des pygmées c’est-à-dire, connaitre les aire de santé dans lesquelles vivent les pygmées pour lui permettre de bien assurer le suivi de l’utilisation des services de santé par cette couche spécifique pygmées qui sembles être oubliée ; Les prestataires de soins doivent considérer les pygmées comme tous autres malades pendant la prise en charge sans discrimination à aucun niveau de prise en charge pour favoriser leur intégration définitive dans la communauté ; Les partenaires de la zone de santé doivent renforcer les lobbyings pour trouver du financement à faveur de soins des pygmées par leur affiliation à la mutuelle de santé tout en renforçant les projets de développement chez les pygmées enfin qu’ils arrivent à se prendre à charge ; Intensifier les activités de sensibilisation de la communauté pygmées non seulement sur la santé sexuelle et reproductive mais aussi sur d’autres thèmes de prévention de la maladie ; Renforcer les séances formatives des pygmées sur la planification familiale. La santé étant un droit fondamental à tout être humain reconnu dans le droit de l’homme depuis 1948, les pygmées doit bénéficier les soins de santé au même titre que les autres personnes du monde. Entant que groupe spécifique, les acteurs de la santé publique et les prestataires de soins auraient un accent particulier sur cette couche vulnérable pour favoriser sa santé. Mais malheur est de constater que cette couche minoritaire de la population est quasiment oubliée et ses problèmes ne sont pas pris en compte dans la chaine des priorités c’est pour quoi leur état de santé demeure de plus à plus médiocre limitant ainsi leur survie et leur bonne croissance démographique car ils demeurent toujours minoritaire dans toute circonstance. Pour permettre aux pygmées d’accéder aux soins de santé de qualité, le gouvernement et les secteurs de la santé publique veilleront à définir des mesures spécifiques à faveur des pygmées, vu le degré de leur vulnérabilité. Le niveau périphérique du système politique de santé veillera à l’implication des pygmées dans l’organisation des services de santé enfin de limiter leur discrimination par intégration des RECO pygmées. Les RECO pygmées vont constituer un pont entre les services de santé et les sites pygmées pour une meilleure prise en compte des besoins et problèmes sanitaires des peuples pygmées.